Après la période des interrogations est arrivée l'annonce du diagnostic : maladie neuro-dégénérative ! Les questions se sont posées quant à l'organisation de la vie autour de la maladie. Si mes conditions de vie et ma forme physique me permettaient de faire face, le matin et le soir, à l'accompagnement du lever, du coucher, de la toilette et des repas, que faire pour mon être cher tout au long des journées ? Il ne pouvait pas rester seul, s'occuper seul. J'avais besoin de temps libre pour répondre aux obligations de ma vie quotidienne,
Que faire donc ?
L'accueil de jour,
Le matin, après le petit-déjeuner pris ensemble et la toilette faite, « instants à deux appréciables », un organisme de transport vient chercher mon mari et le ramène le soir. C'est un peu comme s'il partait pour sa journée de travail. En soirée, le plaisir de se retrouver est toujours un moment agréable.
L'accueil de jour offre à mon mari de nombreuses activités que je ne pourrais pas lui proposer. Un personnel compétent est aux petits soins à chaque instant.
L'accueil de jour m'offre la liberté et la tranquillité d'esprit pour toutes mes occupations journalières qui font que les heures passent vite, pour faire quelques loisirs précieux au bon équilibre de chacun . Il me permet ainsi de continuer à vivre normalement et à être en mesure de garder cette énergie indispensable, cette nécessaire patience pour faire face aux incontournables contraintes de la maladie.
Et si, un jour, l'obligation d'une entrée définitive en Etablissement s'impose, le traumatisme du dépaysement sera moindre.
Ginette, épouse de malade